La liste

J’ai toujours fait tout un tas de listes. J’ai des carnets noircis de listes que je tenais quand j’avais 12 ou 13 ans. Des listes plus ou moins sérieuses, des listes de choses à faire, des listes de livres à lire, des listes d’artistes que j’aimerais voir en concert, des listes de lieux à voir avant de mourir, des listes de déco, des listes de choses que j’aime ou que je déteste, des listes de mots que je trouve beaux ou moches (je te laisse deviner dans quelles catégories j’ai rangé « slip » et « polochon ») et même des listes de courses comme les gens normaux.
Ça me rassure je crois. Puis quand je les relis ça m’angoisse aussi parce que je réalise le peu de cases que j’ai cochées. Mais c’est comme ça. Dès que j’ai un truc à faire, un événement à organiser, hop une liste. De gens à inviter, de menus que j’envisage… Ce n’est même pas de l’organisation puisque je ne m’y tiens pas, je les couche sûrement sur le papier pour me sortir toutes ces idées de la tête.

Et pourtant il y a une liste que j’ai tenue. Une liste où je continue de cocher les cases petit à petit. C’est ma Green List. Comme quoi quand on est motivé par quelque chose, on se donne les moyens.

Voici ma Green List avec les choses en cours, les choses qu’il me reste à faire et celles qui sont en place.

 

GREEN LIST Pour mon Green Challenge

Fait pour mon green challenge : 

  • Mettre en place un composteur
  • Remplacer les produits ménagers industriels et toxiques par du fait maison (lessive, liquide vaisselle etc)
  • Remplacer mon maquillage actuel par du cruelty free et bio
  • Dégommer les emballages des produits de salle de bain (savon, shampoing, dentifrice solides et brosse à dent compostable)
  • Réduire notre consommation de viande (réduite à zéro pour ma part)
  • Cuisiner maison la majorité de nos plats et desserts (notamment les yaourts)
  • Acheter des légumes de saison et de provenance locale (panier bio bi mensuel grâce à mon biocolis)
  • Arrêter les achats compulsifs
  • Vendre ce dont on n’a pas besoin
  • Faire le lait végétal maison (avoine, noisette, amande)

En cours pour mon green challenge :

  • Faire un potager pour consommer notre propre production de légumes
  • Limiter les emballages (on a fait pour la plupart des aliments mais il reste encore du chemin)
  • Arrêtez d’acheter des sucreries industrielles (Pâques est passé par là)
  • Acheter davantage en vrac (je l’ai fait pas mal au début mais je me suis un peu relâchée sur ce point)
  • Acheter mon lait à la ferme avec mes propres bouteilles (j’ai peut-être enfin trouvé l’endroit !) pour faire mes yaourts
Source

Reste à faire pour mon green challenge :

  • Tester les pastilles pour lave-vaisselle maison (j’ai testé deux recettes qui furent un échec, il m’en reste d’autres à essayer)
  • Apprendre à cuisiner le soja
  • Avoir des poules (je vais pouvoir le rayer pour le moment. On manque de place et le Gros Chat n’est pas d’accord à juste titre)
  • Limiter voire supprimer les déchets des autres chez nous (présents inutiles offerts sur emballés, gaspillage alimentaire etc)
  • Mettre en place un récupérateur d’eau pour le potager
  • Continuer d’explorer l’univers des plantes comestibles et utilisables au quotidien

Et toi tu as des listes ?

Faites vivre de nouvelles aventures à vos enfants *CONCOURS INSIDE*

En bon parent qui lâche la bride de temps en temps sur les dessins animés, tu n’as pas pu passer à côté du carton de France 5 César et Capucine ! Dès aujourd’hui découvrez-le en album jeunesse ! 

Chaque album transforme les tâches du quotidien en aventures rocambolesques, dans lesquelles César et Capucine ne manquent pas d’imagination. La sieste et le rangement de la chambre sont les thématiques des deux premiers tomes.

César et Capucine adorent désobéir gentiment à leurs parents, malgré tout, un message positif est toujours délivré à la fin de l’ouvrage et les enfants s’y reconnaissent.

J’ai trouvé les albums de Tebo très bien conçus pour faire passer  les petites corvées, souvent pénibles pour les enfants mais néanmoins nécessaires à leur bien être ou à l’organisation du quotidien. Mes Chatons ont accroché avec ces deux albums (et ils ont rangé leur chambre juste après avoir lu le livre !) mais l’Agrume a un peu tiqué sur la longueur de l’album même si elle a adoré  (à 2 ans pour tenir en place pendant 15 minutes c’est compliqué !), je pense qu’ils sont à recommander plutôt à partir de 4 ou 5 ans, comme le préconise l’auteur lui-même.

******CONCOURS******

Aujourd’hui pour le lancement des volumes de César et Capucine, je te propose de remporter 3 exemplaires du Tome 1 et 2.
Pour cela c’est très simple, il te suffit de me laisser un commentaire sur cet article en me disant pour qui tu souhaiterais gagner ces albums et de liker la page des éditions bamboo et de Charly Chouquette. Si tu partages cet article en public en me laissant ton pseudo, tu auras une chance de plus au tirage au sort ! 🙂 Tu as jusqu’au 10 mai pour jouer ! Bonne chance !


ÉDIT les gagnantes du concours sont Julieanne et Emysteph3 🙂 bravo à vous ! J’attends vos adresses en message privé pour recevoir les 2 tomes de Cesar et Capucine 🙂 

 

Le jour où j’ai couché avec un Pompier

Quand j’ai reçu un mail il y a quelques semaines pour me proposer de tester des sex toys, je me suis « tiens ça fait longtemps ! » Parce que oui, dans une autre vie et pendant 4 ans, j’ai vendu des vibromasseurs, des godemichets et autres plugs farfelus. Et même que je les vendais à domicile et que j’adorais ça (les vendre hein, quoi que j’adorais aussi les sex toys…)

Du coup j’ai accepté la proposition de Smile Makers qui me proposait de choisir un de leurs modèles fun et bigaré. Ce fut le choix le plus difficile de toute ma vie après le choix du prénom de mes enfants, mais je n’avais pas de césarienne comme dead line cette fois-ci.

Alors en hommage au dessin animé de France 5, j’ai choisi Le Pompier et je l’ai appelé Sam… (Non je déconne, c’est glauque… mais c’est drôle non ?) Bien qu’habituée à ce genre d’outils j’ai quand même sautillé sur place quand je l’ai reçu dans ma boîte aux lettres. Emballé dans son joli packaging funcky et recyclable et accompagné de son lubrifiant.

Si tu n’es pas habitué(e), sache que le lubrifiant c’est quand même assez indispensable avec les sex toys. D’une part parce que tu n’as pas les mêmes réactions physiologiques qu’avec un partenaire humanoïde, du coup sans lubrifiant ce n’est pas top au niveau des sensations. Et d’autre part parce que le lubrifiant intensifie le plaisir lorsqu’il est combiné aux vibrations.

Rien de comparable avec un homme en chair et en os évidement (Bien que je t’ai raconté il y a quelques jours comment j’ai arrêté la viande, sache que ce n’est pas valable pour toutes les chairs-transition bien calculée-).

Mais c’est fun, ça change, tu as un nouveau partenaire (un pompier bordel !) qui à l’approbation de ta moitié. En plus tu peux même l’inviter dans vos ébats de couple, ce qui promet de nouvelles aventures sous la couette.

Maintenant que tu sais tout (ou presque) et que tu n’as plus qu’à choisir ton modèle préféré ou à tous les commander pour faire une collection sympa sur l’étagère de la chambre, je te propose de gagner toi aussi un Fireman ou tout autre masseur de chez Smile Makers et son lubrifiant, pour t’aider dans ton choix, c’est par ICI.

Pour jouer, rendez-vous sur ma page Facebook dès cet après-midi ! Prépares-toi !
Pour suivre —-> leur page Facebook Smile Makers Collection <—-
Pour suivre Smile Makers sur—-> Instagram<—-

Ces masseurs originaux sont disponibles sur le e-shop de Smile Makers ou chez Monoprix au prix de 39,90€. Et avec le code CHARLY17 sur e-shop, pour tout vibromasseur acheté, un lubrifiant est offert (sauf pour le surfeur).

Comment petit à petit j’ai arrêté la viande au quotidien

Tout a commencé quelques semaines avant Noël. J’ai clairement perçu le changement arriver dans ma vie. J’ai ouvert mon esprit à un tas de nouvelles choses, j’en ai discuté autour de moi et je me suis rendue compte que d’autres personnes empruntaient le même chemin.

Je pense à une Licorne en particulier avec qui j’échange de nombreuses choses du quotidien puisque nous partageons notre bureau. On passe donc presque plus de temps ensemble qu’avec nos familles ! Nous avons échangé des astuces du quotidien, je lui ai donné des recettes de cuisine qui ne se dégustent pas, on a discuté du tri de nos déchets et elle m’a parlé de tout ce qui s’enclenchait dans sa vie. Ma collègue Licorne a notamment fait disparaître la viande de son alimentation. Elle n’est pas vegan, non. Elle continue de manger du poisson, du beurre, des yaourts, du fromage etc. Elle n’a pas essayé de me convaincre de quoi que ce soit non plus. Et ça m’a fait du bien.

De mon côté, il y a un an de ça, je n’imaginais pas ne pas manger de viande. J’en consommais à TOUS les repas. Ce n’était pas le cas de mes enfants pour qui je limitais cette consommation. Pas de viande le soir notamment. Pourquoi je ne le faisais pas aussi pour moi ? Je ne sais pas…

Au fil des semaines, sans même y penser, j’ai éliminé la viande de certains de mes repas. Puis je l’ai éliminé systématiquement de tous mes repas du soir parce que je me suis rendu compte que je digérais beaucoup mieux. Je me sentais moins ballonnée et même, mon sommeil était meilleur. Je te jure. C’était dingue. J’ai aussi perdu des kilos rapidement. Alors je me suis posé des questions. Si mon organisme en avait assez de tout cela ?

Finalement je me suis documentée sur les aliments que je pouvais consommer pour remplacer la viande. Par curiosité et par gourmandise aussi. Je me suis dit que peut-être je me privais de mets délicieux juste parce que je mangeais de la viande par habitude. J’imaginais tout le tofu et les steacks de soja que je n’avais pas encore eu l’occasion de manger alors que si ça se trouve c’était trop bon !

contemporaryfoodlab.com

J’ai fait des expériences. Découvert des nuggets sans viande et des escalopes de soja et blé que j’adore et que les enfants redemandent. Même le Gros Chat est convaincu par certains produits (pas tous, quand il voit écrit soja il est en stress quand même).

Ce n’est pas simple de changer nos habitudes. Nos corps et nos cerveaux sont tellement habitués à certaines choses qu’on a facilement envie de faire marche arrière. Par facilité aussi, parce qu’on a l’habitude de cuisiner tel ou tel produit. Mais la découverte est tellement chouette. On jongle avec de nouveaux aliments, on teste, on expérimente de nouvelles recettes, on accommode.

Finalement c’était la suite logique de mon parcours d’écolo. Manger moins de viande issue de l’industrie qui flingue notre planète. 

Et puis j’ai fait une rencontre. À Londres. Je ne crois plus au hasard depuis longtemps. Nous étions en promenade dans le quartier de Picadilly. Devant un restaurant (j’ai compris ensuite de quoi il s’agissait) un regroupement masqué. Des anonymous. Ils étaient une petite quinzaine, avec des écrans sur lesquels tournaient des vidéos. Ils m’ont surprise mais de loin je ne voyais pas ce qui défilait sur les écrans. Puis un type m’a interpelée. Nous a interpelés. Il m’a demandé si j’avais vu les vidéos. Je lui ai dit que non alors il m’a approchée des écrans. Horreur évidemment. Des vidéos de massacre d’animaux, d’abattoirs atroces, des porcs égorgés, des vaches saignées et j’en passe. J’ai détourné le regard et j’ai compris pourquoi ils étaient devant un steack house. Ces vidéos me donnent la nausée. J’en ai vu défiler par centaines sur les réseaux sociaux, à en faire des cauchemars la nuit. J’y suis vraiment très sensible, à ne pas pouvoir les regarder d’un bout à l’autre tellement j’en ai les frissons. Ensuite nous discutons avec l’anonymous. Il me demande comment je me sens. Le premier mot qui me vient c’est « triste ». Evidemment il me demande si je mange de la viande. J’aurais voulu lui expliquer la démarche que j’avais entamée, j’avais déjà les phrases construites en anglais dans ma tête. Mais j’ai juste répondu un « oui » un peu honteux. Il m’a regardée, sans jugement je pense mais il m’a dit en anglais « si tu te sens triste d’un côté pour ces animaux et que de l’autre tu les manges, alors pourquoi ? c’est bizarre non ? » Et oui c’est bizarre. Je le sais. Personne ne peut être insensible à ces vidéos. Il m’a demandé si j’étais prête à devenir végétarienne un jour. Et spontanément j’ai dit « oui » aussi. Je pense que ce sera peut être le cas un jour. Pour l’heure ce mec m’a donné des films à voir et des livres à lire pour appuyer ma démarche et ça m’a fait du bien. Je ne sais pas ce que je ferai dans 1 semaine, un mois, un an…

Aujourd’hui je mange parfois de la viande aux repas de famille, j’en ai mangé en voyage parce qu’on s’est rabattu sur des repas rapides plus pour se nourrir qu’autre chose (d’ailleurs je me sens gonflée et j’ai une mauvaise digestion), j’en ai mangé quand j’en ai eu vraiment envie et comble du comble j’en ai mangé aussi pour que parfois on ne me gonfle pas avec ça et que je ne sois pas jugée.

J’ai quand même passé un autre cap.

http://raphaellemcangus.com

Pour le moment je n’ai plus envie de manger de viande au quotidien et je n’en consommerai plus que par choix. Globalement la viande rouge m’écœure aujourd’hui plus qu’autre chose et j’ai trouvé des substituts intéressants en termes de nutrition.

Je ne me considère ni végétarienne, ni vegan. Flexitarienne ou flexivore diront certains…  Je ne sais pas et je m’en fou. Je n’ai pas envie de me mettre dans une case d’une part et d’autre part je n’ai pas envie de revendiquer quoi que ce soit. Ce sont mes choix et je crois que je les ai fait justement parce que personne n’était sur mon dos pour cela. J’ai déjà eu des dizaines de discussions avec des végétariens ou vegan à des moments où je n’étais pas prête et leurs discours m’ont tellement bourré le mou que je m’y suis opposée farouchement (mon côté ado rebelle, dis-moi de faire un truc que je fasse vite l’inverse).

Je mange des œufs qui viennent de chez mes beaux-parents, je fais mes yaourts avec du lait entier du sud-ouest issu d’une production raisonnée (enfin c’est ce qu’il y a écrit dessus…) et j’essaye d’acheter du beurre également du sud-ouest pour favoriser les petits producteurs et les circuits courts.
De toutes façons clairement, me passer de viande oui, mais je ne pourrais pas me passer de fromage (la raclette bordel, la raclette !!!!).

NB : Comme je le dis dans tous mes articles, je n’essaye nullement de convaincre qui que ce soit. Je t’explique ma démarche ni plus ni moins. Je ne juge pas ceux qui ne font pas comme moi et je suis assez admirative des vegans qui mènent leur combat quotidien, en expliquant eux aussi leur démarche sans juger ceux qui ne font pas comme eux.