I have a dream

Je ne vais pas parler de politique sur ce blog même si la déception est grande pour moi. J’ai des convictions, des attentes et je crois profondément en l’humanité. L’Humain est bon. Quel qu’il soit. Du moins c’est ce que je crois et que je continuerai de croire malgré tout. Comme le petit prince je ne détesterai pas toutes les roses parce qu’une seule m’a piquée.
Je fais quand même un bilan ces temps-ci. En parallèle de nos voyages avec Gros Chat. 
Nous avons vadrouillé un petit peu. En 1 an et demi nous sommes allés en Hollande, en Belgique, en Espagne et en Angleterre (et c’est pas fini, je t’écris actuellement depuis l’auberge de jeunesse dans laquelle nous logeons à Londres-je ne m’ennuie pas je te rassure, on fait une pause dans leurs fauteuils trop confortables regarde).Lors de toutes nos escapades nous avons été fascinés par la bonté des gens. 

À Amsterdam, les chauffeurs de tram nous indiquaient où descendre et prenaient le temps de nous expliquer comment nous rendre à tel ou tel endroit. 

En Espagne, les gérants du camping nous ont aidé à faire le tour des lieux et à fouiller un peu partout parce que j’avais perdu ma montre. 

À Bruxelles, notre hôte air bnb a été formidable de conseils sur les lieux incontournables. Il nous a notamment conseillé une brasserie qui est devenu notre QG et où les serveurs sont venus à plusieurs reprise discuter avec nous. Nous avons parlé de notre région, de notre voyage, comme si nous étions de vieux amis. 

À Liverpool, nous voyant perdus, un monsieur s’est arrêté pour nous aider à trouver notre route. J’ai vu des supporters en rang d’oignons, tous mélangés, attendre sagement le bus qui les ramenait en centre ville. Pas de bousculades. Pas de gruge pour monter d’abord. Nous avons sympathisé et parlé football avec notre voisin de table après le match et il a déployé des trésors de patience pour se faire comprendre, articulant et trouvant des mots simples pour se mettre à notre portée.

À Londres, nous avons toujours été bien reçus à tous les endroits où nous sommes allés. Que ce soit pour le logement, la restauration ou les visites. Nous avons toujours eu autour de nous des gens qui ont eu un mot gentil, qui nous ont spontanément proposé leur aide. 

Les seules personnes irrespectueuses à l’auberge de jeunesse dans laquelle nous logeons ? Des Frenchies. Ceux qui parlent fort à 5:30 du matin et réveillent tout le monde ? Des Français (et ceux qui me connaissent savent que je parle fort, mais je suis surpassée et de loin). Ceux qui ont fait sonner leur alarme de sirène de bateau 5 fois le matin réveillant 20 personnes dans le dortoir ? Français. Ceux qui ne savent pas rester dans une file d’attente sans gruger ? Frenchies again. Je te laisse deviner qui on entend râler tout le temps partout où on va…

Les gars faut pas s’étonner d’être parmi les touristes les plus détestés ! On est infecte !  

Bien sûr on n’est pas tous comme cela ! Bien sûr je côtoie des Français géniaux, ouverts d’esprit, bons et généreux. Mais pourquoi cette réputation nous colle-t-elle à la peau ? Parce qu’en règle générale on n’est pas sympathiques, on se fou de tout. Il n’y a qu’à voir comme on est à la traîne en matière d’écologie par exemple. On s’en fou on ne trie qu’un faible pourcentage de nos déchets. Par jemenfoutisme par négligence ou par égoïsme. Et en matière de bonheur ? On est à la traîne aussi. On est nul en vivre ensemble et on ne fait que râler, ça n’aide pas, pas vrai ? 

Et si on se ressaisissait ? Si on arrêtait de regarder notre nombril ? 

Si on ouvrait un peu plus nos cœurs, si on changeait notre comportement ? Si à l’image de certains pays nous commencions à être heureux ensemble ? 

Combien de fois ai-je galéré avec ma valise dans le métro parisien sans qu’on me vienne en aide. Combien de fois ai-je vu des gens seuls garés sur des places « familles ». Combien de fois m’a-t-on pris ma place dans une file d’attente. Combien de fois ai-je eu des altercations avec des gens qui manquaient de civisme… ça me rappelle une histoire. 

Avec le Gros Chat nous étions à Bordeaux. Nous venions d’acheter un sandwich et nous cherchions une place pour nous assoir un peu. Nous repérons un banc. À une extrémité du banc, un monsieur. En plein milieu une vieille dame. Je m’avance poliment et naïvement :

« Bonjour Madame, est-ce que s’il vous plaît vous pourriez vous décaler pour que nous puissions nous assoir ensemble avec mon ami ?

– Mais enfin mais non, j’étais là avant vous ! Mais c’est pas vrai ça. J’ai pas envie de bouger j’étais tranquille !

– Je ne vous demande pas de partir juste de vous décaler un peu s’il vous plaît.

– (elle nous agresse carrément) Alors ça c’est pas banal, j’étais la avant et je ne vais pas m’assoir à côté du monsieur que je ne connais même pas ! »

Je te passe la leçon de morale du Gros Chat qui n’a pas pu s’empêcher de lui dire qu’on apprend le respect et la gentillesse aux plus jeunes mais que les anciens feraient bien d’en faire autant. 

On en est là. On ne s’assoit pas à côté d’étrangers. On reste le plus éloignés possible des autres dans le bus. On nous jette des regards désapprobateurs si on sourit parce que c’est suspect. 

Alors avec les dénouements politiques d’hier et notre vécu de ces jours-ci, on a beaucoup discuté avec Chat. Et on s’est dit que nous on ne voulait pas être comme cela. 

On continuera d’inculquer des valeurs de partage aux enfants. De cultiver nos différences et de leur faire accepter celles des autres. On continuera de croire profondément en la bonté, de developper la conscience écologique de notre famille, à aider les autres, à revenir à des choses simples, où personne n’a le dessus sur personne, où on véhicule du positif et où partager des moments ensemble sera toujours le plus important. 

Peace and green.

Charly Colibri 

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Une réflexion sur “I have a dream

  1. Je plussoie totalement. À Londres une dame s’est arrêtée pour nous aider à trouver notre chemin sans que nous l’ayons demandé et qqn a ramené le sac de LittlePirate qui contenait ses doudous de toujours mais aussi la DS de MonsieurChéri et 2 Kidizoom… En France je pense qu’on ne l’aurait jamais retrouvé… Et c’est navrant. Ce côté chacun pour sa gueule qui se développe tant…

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