Revenir à l’essentiel en 10 astuces

Note De La Daronne : Mes articles sur le sujet ne tendent absolument pas à faire la morale à quiconque. Je t’explique les changements qui ont eu lieu chez nous, ce que nous adaptons au quotidien. Mais il ne s’agit nullement de dire que c’est la seule et unique façon de faire, ni même que je fais mieux que les autres. Les écologistes sont souvent considérés comme les féministes : sur la défensive à tendance hystérique et agressive. J’ai pas envie de me mettre dans une case, je dirai donc que je suis un colibri qui fait ce qu’il peut.

Si tu as suivi nos petites aventures sur les réseaux sociaux et le blog (clic), tu as dû piger que depuis quelques semaines on changeait nos modes de consommation à la maison. En fait si je fais le point je réalise que je suis depuis des années une victime de la publicité et du marketing. Je pouvais passer des plombes à snifer du gel douche dans un rayon avant de me décider pour le truc le plus chimique du monde. J’étais carrément excitée à l’idée d’aller faire les courses et de dénicher 1001 produits donc je n’avais pas besoin DU TOUT.

Je n’explique pas encore trop le pourquoi du comment mais j’ai besoin d’éliminer le superflu, de revenir à l’essentiel. Alors comment je m’y prends, voici quelques astuces toutes simples à mettre en place petit à petit 🙂

1- On fait le vide

On déplace les meubles, on vire ceux qui ne sont pas utiles et on donne à ceux qui en ont besoin. Je réalise qu’on stockait des choses parfaitement inutiles « juste au cas où » alors que ce cas où n’arrive jamais. Et si un jour il arrivait on pourrait toujours se faire prêter pour un laps de temps ou aller faire un tour à Emmaüs ! Et on fait un peu de plein aussi en s’équipant de bocaux (volés à mamie…) et de sacs en tissu (récupéré dans mes boxes d’abonnement My Little Box et parmi les affaires de mes enfants).

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2- On achète en vrac

Vous avez été nombreux à me demander si ça ne coutait pas plus cher. Pour la plupart des choses la réponse est « non » puisqu’on économise en moyenne 10% en achetant sans emballage. En revanche, acheter en vrac + bio c’est une autre histoire. Le bio est un peu hors budget pour moi pour le moment. Je dois avouer que la plaquette de beurre à 4,52€ de la Biocoop est encore une vision d’horreur pour moi.img_3099

3- On fait le marché

Dans la même démarche que d’acheter en vrac, cela limite les achats compulsifs d’une part (« oh le bel emballage, j’achète »—> j’ai été longtemps victime du marketing) et ça permet d’acheter des légumes locaux et de saison. Ensuite, on gagne du temps quand on rentre à la maison car on n’a pas à enlever le sac plastique autour des fruits (WTF ? Ils ont déjà une peau, la nature est bien faite que diable !) C’est aussi très ludique pour les enfants, ils peuvent choisir des choses et on explique ce qu’on va en faire à la maison. En plus s’ils sont mignons (comme les miens), les commerçants donnent souvent des bricoles et du coup ils sont trop heureux !

sources image : http://www.delinda.fr/legumes-hiver-comment-bien-les-choisir-dans-les-rayons.html
sources image : http://www.delinda.fr/legumes-hiver-comment-bien-les-choisir-dans-les-rayons.html

4- On élimine les emballages des produits de salle de bain

Déjà, de nombreux produits de salle de bain n’ont pas été renouvelés une fois épuisés. J’ai donc des étagères vides là où je n’avais plus la place de rien ranger il y a quelques mois. J’ai encore des fonds de shampooings et gels douches industriels que j’épuise petit à petit. Et je passe au solide. Déodorant, dentifrice, savon, shampooing. Moins de flacons, moins de produits = plus de place. Nous avons également investi dans des brosses à dents compostables.

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5- On fabrique nos produits

Aussi bien ménagers que cosmétiques. Après avoir viré la plupart de mes podiums pour ne garder que du vinaigre blanc et du bicarbonate ou presque, je vais me lancer dans la confection de mon démêlant suite aux recommandations d’une copine bienveillante. Si la recette fonctionne je vous la posterai ici. Par ailleurs, mon gros chat a du mal avec le dentifrice solide donc je vais également tester une fabrication maison pour cela. Cela peut aussi faisable pour les savons, on peut les faire soi-même, pour ma part je manque de temps car je fais déjà beaucoup de chose home made, alors je fais confiance à Bélice qui fabriquent des savons topissimes.

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6- On composte

Ma ville propose des composteurs entre 10 et 20 euros (avant ils étaient gratuits, j’aurais dû m’y prendre plus tôt) à mettre en place dans le jardin pour les déchets et épluchures compostables. Je n’ai pas de jardin potager, juste un petit coin d’herbe type jardin de ville, donc je vais au fur et à mesure donner à une copine qui a plus de place que moi pour cultiver ses légumes ! Si un jour j’ai le courage je ferai un mini coin de potager mais je dois bien avouer que je manque de temps pour le moment.

source photo http://www.ridt.ca/composter
source photo http://www.ridt.ca/composte

7- On cuisine !

Les pires emballages, ça doit être ceux des plats tout prêts. Je ne te jette pas la pierre Pierre. J’en ai longtemps achetés et j’en achèterai encore parce que des fois ça dépanne, au bureau etc. Mais il faut voir plusieurs choses. Déjà ce n’est pas sain car bien souvent bourré de conservateurs et j’en ai marre de manger de la merde et d’avoir des brulures d’estomac parce que j’ai ouvert un plat en conserve. A stocker c’est la loose, les boites ça prend beaucoup de place dans le congélateur et les placards. En plus, ça n’a souvent pas de goût sauf si on y met le prix et c’est souvent là que le bas blesse : ça coûte un rein ! Du coup, j’ai appris à m’organiser autrement. Je liste dans mon carnet des idées de menu et les courses que je dois faire pour cuisiner cela. Et je prends le temps le soir de cuisiner, seule ou en famille !

Tu veux des idées de menu pour la semaine prochaine ? Voici ce que nous avons mangé cette semaine, tout fait maison :
– Burgers (maison sauf le pain, la flemme)
– Lasagnes (cuisinées avec la bolo de mamie)
– Gratin de brocolis (avec beaucoup de fromage pour les calories)
– Tajine de poulet (maison d’après une recette inventée dans ma tête)
– Tarte aux poireaux (poireaux du marché tavu !)
– Gnocchis carbonara (pas maison les gno gno et les lardons)
– Soupe de potiron (faut que je mette la recette en ligne c’est simple et délicieux)
– Soupe de carottes/oranges (j’ai aimé pas le gros chat, je mettrais moins d’orange…)
– Purée de topinambours/carottes (maison pour les nains)
– Il est probable que je fasse une tartiflette durant le weekend…
– Yaourts, crèmes vanille et flans (Jock pour les crèmes et maison les flans et yaourts)
– Sablés vanille/chocolat (moches mais maison)

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8- On remplace

On remplace le jetable par le lavable.
*EXIT les cotons pour nettoyer les enfants, le sopalin, les cotons démaquillants, les lingettes lavantes et bientôt les mouchoirs jetables (il nous reste un stock à épuiser).
*WELCOME les débarbouillettes, les torchons, les carrés lavables et les mouchoirs en tissus de nos grands-mères ! (J’avoue que sur ce dernier point je vais devoir faire un effort. Je n’aime pas la sensation du tissu contre mon nez et je ne sais pas si j’arriverai à me faire à l’idée d’un mouchoir souillé humide dans ma poche. Mais on tente ! Si quelqu’un veut bien m’en coudre avec des motifs triangulaires, je suis sûre que ça m’aiderait à passer le cap…)

9- On adapte les habitudes de consommation des enfants

Si je leur demande ce qu’ils veulent manger, invariablement je vais avoir des réponses du type : nuggets/frites, pâtes/knackis. Je suis coupable votre honneur. Cela faisait et fera encore partie ponctuellement des habitudes alimentaires que je leur ai inculquées. Du coup je vais essayer de trouver des parades. Frites maison, nuggets maison (le poulet pas-né hahaha) et des saucisses de chez le boucher. Pour le petit déjeuner, la seule façon de faire avaler quelque chose à mon grand c’était de lui filer des candy up avec des céréales parce que les emballages sont jolis. Victime du marketing, comme sa mère. Normal. Du coup on a acheté des gourdes et des pailles en inox, on a choisi des céréales au magasin en vrac parce que c’était ludique et qu’il a rempli SON sachet en tissu avec SON choix. On attend de recevoir les contenants inox, je vous montrerai tout ça et je vous dirai si ça fonctionne.

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10- On en parle

C’est la clef pour que cela fonctionne. Parce que de base, je fais ça aussi et surtout pour mes nains. Pour qu’ils aient une planète un peu moins pérave, qu’ils mangent de la bonne bouffe et qu’ils soient des consommateurs qui réfléchissent à leurs achats. Le grand s’est déjà bien pris au jeu de me demander dans quelle poubelle il doit jeter un déchet et il a posé plein de questions lors de notre visite à l’épicerie vrac.

Vous avez été nombreux à réagir à mes différents posts (merci d’ailleurs !) en disant « j’aimerais mais… »
Laissez l’idée cheminer ! C’est pas grave de ne pas tout changer de suite. Et c’est pas grave de ne pas TOUT changer non plus. Même si la démarche est globale et s’inscrit dans une certaine logique, chacun fonctionne avec son quotidien, son histoire, ce qui est possible de faire ou pas. On n’a pas tous un magasin en vrac à côté de chez soi, on n’a pas tous les moyens d’acheter bio, on n’a pas tous envie d’arrêter de manger  MC Do ou de consommer uniquement des graines de chia et du tofu soyeux. Une fois la porte de notre maison passée, on fait ce qu’on veut et ce qu’on peut.
Parlez-en ! Pas avec votre médecin (quoi que ?) mais avec votre entourage. Votre moitié déjà pour voir ce qui est faisable ou pas, mais aussi vos enfants… et ici ! Vos questionnements sont les bienvenus. Ici c’est un espace d’expression et de bienveillance. Pas de jugement chez les chouquettes !

Love and Green sur vous les amis.

Charly
(aka hippie connasse écolo de bobo hipster de gauche)

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10 réflexions sur “Revenir à l’essentiel en 10 astuces

  1. Trop bien. J’essaie de m’y mettre mais mon plus grand frein est trouver le vrac non bio car idem le budget je ne l’ai pas pour une grosse partie des produits et encore mon budget a dut s’étendre de façon imprévu suite à une intolérance au lait de ma dernière et vu la quantité de lait végétale qu’elle boit, j’ai changer de classe de prix, multiplié par 2, c’est pour sa santé pas le choix. Pour moi je faisais mon dentifrice mais là c’est mon dentiste et mes douleurs qui ont eu raison d’un retour en arrière. Dentifrice comme traitement, donc tout fait et grrrr, que d’emballage, ils en font exprès les fabricants ce n’est pas possible. Bref, je lis la famille presque zéro déchets pour m’améliorer, il y a du chemin à faire.

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    1. On ne prend pas tous les mêmes chemins pour le changement. Par obligation perso, ou par manque de temps, contraintes de santé etc. Le vrac non bio tu peux en trouver dans certaines grandes surfaces. Quand je vivais à Bordeaux je sais qu’Auchan Mériadeck faisait un rayon hard discount vrac ! ça valait grave le coup ! Et sinon sur les marchés aussi ils font du vrac non bio des fois… Courage dans tes démarches, merci pour ton commentaire 🙂

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    2. Quand on a arrêté le lait dans ma famille (2 personnes intolérantes…) on s’est beaucoup mis à l’eau : l’eau chaude au chocolat ça fonctionne très bien ! (un peu moins si eau très calcaire) et pour la consistance on peut rajouter un (gros) nuage de lait végétal. Ou alors, grand bol de chocolat à l’eau + petit bol de céréales arrosées de lait végé… ça réduit la conso de lait végétal. à savoir si tu en as à côté de chez toi : le lait végétal est beaucoup moins cher en magasin bio qu’en grande surface (1,80 à 2 euros en bio contre 2/3 euros en supermarché)
      Bon courage. (et il ne faut pas oublier je pense que le zéro déchet est un idéal assez extrême mais il y a beaucoup de progrès possibles avant ! )

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  2. Idée pour tes mouchoirs : achète un morceau de thermocollant, découpe des triangles, tu repasses et BIM des mouchoirs avec des triangles 🙂 Par contre, je ne me rends pas trop compte de la sensation que ça aura sur ton petit nez. C’est vrai que quand j’étais petite (hier donc), j’en avais et en cas de rhube de la bort, t’as le bout du nez tout irrité :(( mais hop un peu de crème hydratante et ça allait. C’était pas trop la mort.
    Bravo pour tous tes efforts ! Je ne me rendais pas compte, mais on fait déjà quelques trucs. Ma prochaine étape, c’est coudre des lingettes démaquillantes et des débarbouillettes.

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  3. Super cet article! Nous aussi on a pris de bonnes résolutions pour 2017 et je me vois dans quelques uns de tes astuces: le compost, les mouchoirs en tissu, le fait-maison, la cuisine… Le chemin est encore long mais petit à petit on va y arriver!

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  4. Personnellement les mouchoirs en tissu m’irritent moins que les mouchoirs en papier… et puis qu’ils soient en tissu ne veut pas dire que tu ne peux pas le mettre à laver au bout d’1/2/3 usages, il suffit d’en avoir un grand stock ! Le gros avantage du mouchoir en tissu en plus c’est que tu tombes moins facilement en panne en dehors de chez toi, tu peux plus facilement tirer sur la corde 😉

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  5. Merci pour toutes ces idées. C’est pas mal entamé chez moi ! Mais il reste du boulot. Ca fait du bien de savoir qu’on est plusieurs à essayer de faire avancer les choses ! Et même si ce sont de micro actions, c’est déjà ça 😉
    Et je couds et bricole beaucoup principalement à partir d’objets/ vêtements récup.
    Merci pour l’article !

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