Ma fille

Ma doucette, ma Nini, mon agrume, ma puce, ma Tine, ma doudou d’amour, ma boubouille (comme dirait quelqu’un que j’aime beaucoup, tu en as des surnoms…).

Il faut que je te raconte pour ne pas oublier. J’ai réalisé il y a quelques jours que tu n’es plus un bébé. Il m’a fallu du temps, tu sais les mamans c’est souvent dans le déni. Je t’observe, je te regarde vivre, souvent les larmes aux yeux. Mais je regardais sans voir que tu grandis.

Le bébé minuscule posé sur mon ventre à la maternité est déjà si loin…

Tu es une petite fille tellement épanouie. Je ne le dis pas parce que tu es ma fille, non, c’est parce que je le constate chaque jour.

Tu te réveilles avec le sourire, déjà pressée de démarrer ta journée. Je voudrais être comme toi. À peine levée tu réclames tour à tour ton frère et ton Toto. Tu fais claquer des bisous, tu donnes des câlins. Tu serres toujours très fort. Tu es un distributeur d’affection, une tornade d’amour, du bonheur en barres. Ma doudou…

J’observe tes petits cuissots quand tu gigotes et que tu bombardes ton frère de câlins. Il est plus long à émerger et tu ne le ménages pas. Cette façon que tu as de caler tes petites mains sur ses épaules pour prendre appuie et lui écraser des bisous sur ses joues à fossettes. Ton frangin c’est ton premier amour. Tu le cherches sans arrêt. Il faut que tu aies une main pas loin de lui, un pied dans son espace vital, c’est plus fort que toi ma doucette.

Je savoure les rares instants où tu calles ta tête dans mon cou et j’en profite pour sniffer le tien. Tu sens tellement bon. Ces secondes sont toujours trop courtes et terminent irrémédiablement par un coup de tête de ta part.
J’oublie que tu as des milliers de choses à faire mon coeur. Des dizaines de livres à lire (et faire souffrir), des jouets à déranger (et démonter), des toboggans à descendre (seule, sinon on te freine…), des tables sous lesquelles te cacher, des chaises (et un grand frère) à escalader, des pièces à traverser en courant (jamais en marchant… la marche c’est so 2015), des gâteaux à grignoter et écraser partout, des bavoirs à salir, des doudous à planquer. Tu débordes d’énergie, la vie est un terrain de jeu tellement formidable. Il paraît que j’étais comme toi.

Tu bouffes la vie ma Nini. Tu apprends des nouveaux mots et expressions chaque jour (« ça fufi Matin ! » « je t’aime maman »), tu sais déjà tellement de choses. Tu nous épates. Tu m’échappes. Tu voudrais nager seule dans la piscine, monter seule dans ton lit ou ta chaise haute, aller au pot (et tu y arrives parfois)…

Je suis tellement fière d’être ta maman ma boubouille. Comment pourrait-il en être autrement. Tu es si petite et tellement grande à la fois. Un jour, sans que je m’y attende, tu seras vraiment grande.

Est-ce que j’oublierai l’odeur de ton cou quand tu ne voudras plus que j’y mette mon nez ?
Est-ce que j’oublierai tes bras qui se tendent quand tu veux que je te câline ?
Est-ce que j’oublierai tes premiers pas, la douceur de ta peau, la courbe de tes joues, les boucles de tes mini-cheveux ébouriffés au réveil, ton sourire à 6 dents, ta façon de sauter sur le trampoline, ta mine réjouie quand je vais te chercher dans ton lit, ta mou quand je suis obligée de me fâcher, ta manière de rapprocher tes bras quand tu ris, tes pas de danse quand je chante, ton regard quand tu observes ton frère, celui que tu as quand tu vois Toto passer la porte… et est-ce que j’oublierai tes grandes billes marrons qui me regardent profondément quand tu es dans mes bras ?

Non c’est impossible. J’ai fait des photos avec mes yeux. 

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