Ma petite soeur

Ma petite soeur, ma frangine.

La semaine dernière, je me suis rendue, comme tu le sais si tu suis bien, à mes rendez-vous chez l’obstétricien puis à mon cours d’haptonomie. Ma maternité dépend de l’hôpital pour lequel ma soeur travaille. Elle est infirmière en ambulatoire.
Tu penses bien que ce jour-là, je suis passée la voir avant mes rendez-vous. Avide de découvrir son service, mais effrayée à la fois.
Je n’aime pas les hôpitaux, ils me font peur, me mettent mal à l’aise, me donnent les mains moites. Je pense aux gens qui souffrent et à ceux qui essayent de les soigner. Jusqu’à la naissance de mon Bébé Chouquette, voilà bientôt 18 mois, je n’avais jamais été hospitalisée. JAMAIS. Je me suis toujours arrangée pour ne rien me casser tellement j’ai peur d’être opérée.

Mais ma soeur, c’est tout le contraire. Ces collègues l’ont appelée… et j’ai vu débarquer ma soeur, dans sa blouse et son pantalon beaucoup trop grands pour une nana de 32 kilos, aussi belle soit elle.

Quand elle est arrivée, le sourire aux lèvres, son téléphone du service a sonné, avant même que j’ai eu le temps de lui faire une blague moisie sur ses crocs. Elle s’est mise à parler, de bilans, de ses patients, de taux de si et de résultats de là. Et ma soeur, ses 32 kilos et sa blouse trop grande m’ont impressionnée…

Ce n’était pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Je suis fière de ma soeur. Fière comme si j’y étais pour quelque chose à tout ça. Je n’y suis pour rien, mais j’ai assisté à tout.

Ma soeur a été mon ombre, pendant de nombreuses années, et j’ai été la sienne, autant que faire se peut.

Petites nous avons été plus que complices, je lui ai fait faire les pires bêtises mais j’ai aussi été punie pour des méfaits que je n’avais pas commis. Je l’ai protégée, souvent. Je l’ai jalousée parfois. Je l’ai détestée, rarement. Mais surtout je l’ai aimée, tout le temps.

En grandissant encore, ma soeur reste un soutien, un soutien sauvage, souvent insaisissable, mais un soutien pour les coups durs et les moins durs. Une super « tata » pour Bébé Chouquette, une oreille pour les confidences et une épaule sur laquelle pleurer.

J’espère du plus profond de mon coeur de maman que Bébé Chouquette et Mini Chouquette auront une relation comme la nôtre. Pouvoir compter l’un sur l’autre, faire les 400 coups, se soutenir et s’aimer, quoi qu’il arrive.

 

Avoir une soeur c’est doux et c’est rassurant, comme se mettre sous la couette un soir d’orage en écoutant tomber la pluie dehors.

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2 réflexions sur “Ma petite soeur

  1. Ben moi hier j’etais hospitalisée en ambulatoire pour une operation… ben j’avais pas envie…. mais elles etaient bien mimi les infirmieres en crocs. Des clones de ta soeur.. tu peux etre fiere dame chouk de tata chouk….

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