Les voisins

Depuis que j’ai quitté le nid parental, je n’ai jamais eu de chance avec mes voisins.

Dans notre tout premier appartement d’étudiants à Bordeaux, nous étions 3 puis 4 colocataires. Tout se passait pour le mieux au début, nous étions sûrement les plus bruyants avec nos soirées à 40 (ben oui dans 110m2 tu as de quoi faire) de ce quartier tranquille et familial. Puis le petit studio du dessous a été racheté… par des gros taré du zizi! Nous étions régulièrement réveillés (à 11heures quoi) par des « t’aimes ça sal*** quand je te la mets comme ça? » « et là tu la sens quand je te prends comme ça?! » Euh ok. Oui là je la sens bien oui… Chacun est libre de ses propos tenus sous la couette mais comment te dire que je n’ai pas très envie de savoir si elle est grosse et comment le vit ta femme au quotidien… Surtout pas avant d’avoir pris un café quoi.

 

Puis nous avons déménagé. J’ai eu un studio à Paris, dans le 9e. Non attends, plutôt une studette, une chambre de bonne quoi, 10m2 au 7ème étage sans ascenseur (un fessier de rêve au bout d’un mois, surtout quand tu oublies ton pass navigo 3 fois par jour). Mais j’avais une vue imprenable sur le sacré coeur. Mes toilettes étaient sur le palier, et je les partageais avec 8 autres personnes. Dont deux pachydermes qui vivaient dans un studio plus petit que le mien et qui faisaient des cacas terriblement malodorants, en fumant des gitanes sur le trône. Ces messieurs avaient pour habitude de ramener des prostituées plus ou moins distinguées que je n’aimais pas beaucoup croiser quand j’allais faire mon pipi du soir en pyjama. Je savais alors qu’ils allaient s’adonner à des rapports plus que bruyants, me laissant pantoise et aigrie sous ma couette. Oui parce qu’on a beau être à l’aise avec le sexe en général, personne n’aime entendre ses voisins en action…

 

Ne supportant pas la vie parisienne et l’absence de mon cher et tendre, je décidais de retourner dans la capitale girondine. Après ce come back en terres bordelaises, nous décidâmes de louer un nouvel appartement, à deux, dans le quartier populaire de Saint Michel. Nous avons aménagé rue Camille Sauvageau, une rue piétonne et animée et du quartier.
Nous avons d’abord été les voisins chiants. Oui, une famille habitait l’étage supérieur et nous les dérangions par nos bruits, de jour comme de nuit, même quand nous ne faisions rien, ils tapaient contre leur plancher pour manifester leur mécontentement. Puis ils ont déménagés, laissant place à un jeune couple de hippies absolument charmants… mais terriblement bruyants. Ils guinchaient si violemment qu’ils nous en décrochaient les suspensions « boules en papier Ikéa » du plafond. Leur démarche assurée ressemblait plus à celle d’un hippopotame qu’à celle d’un être humain.

Dans le même temps, de nouveaux voisins ont également aménagés sur notre palier, la fenêtre de leur salon et celle de notre chambre, séparées d’à peine quelques mètres, donnaient toutes deux sur une petite cour qui résonnait fort bien. Je te laisse imaginer l’acoustique sympathique et les nuits que nous avons pu passer quand ils faisaient des soirées 4 fois par semaine. Les 3 autres soirs c’étaient les voisins du dessus… donc nous n’avions pas le choix que de tenir le rythme en faisant nous aussi des soirées pour nous en sortir. Quitte à ne pas dormir, autant que ce soit pour une raison légitime.

 

Après ces années de débauche, nous nous sommes dit que fonder une famille ça serait pas mal. C’est pour cela que deux ans plus tard, nous avons aménagé dans une petite maison en résidence en banlieue bordelaise (rive gauche représente). Oui on aime bien déménager quand même. Nous avons élu domicile dans la maison « G », petit nid mitoyen de 80m2, 3 chambres, en duplex. Un petit jardin nous permettait de faire des barbecues et un grand parking sécurisé pour l’ensemble de la résidence, nous offrait le loisir de nous garer et de faire garer tous nos amis invités. Quand bébé Chouquette est arrivé, nous lui avons choisi la chambre la plus en retrait de la route, la rocade passant à proximité, la circulation était assez intense. C’était donc la chambre qui donnait sur le fameux parking. Nous avions de le chance, nos voisins directs étaient absolument adorables. Je me suis même liée d’amitié avec ma voisine que je vois toujours, malgré un autre déménagement depuis. Mais les autres voisins, que je qualifierais de gros cas sociaux, étaient absolument atroces. Leurs enfants braillaient continuellement sous les fenêtres de notre fils, de jour comme de nuit. Le parking était devenu le théâtre de toutes leurs conneries. Quand ils n’avaient pas décidé de « tourner un clip » à 23 heures avec la musique à fond, ces enfants de 5 à 10 ans jouaient au ping-pong sous la fenêtre du bébé à 6h30 le matin. Les parents manquaient autant d’éducation que leurs propres rejetons, il n’était même pas possible de leur faire entendre raison.

 

Aujourd’hui, en attendant notre prochain déménagement dans NOTRE maison en construction, nous vivons à nouveau dans un appartement, au sein d’une résidence qui se veut bourgeoise et élégante. Mais nos voisins sont quasiment tous des retraités. Qui dit retraite dit ennui mortel. Ces vieux cons personnes âgées n’ont donc rien de mieux à foutre occupent donc leurs journées en emmerdant profondément cherchant la petite bête à leurs jeunes voisins. C’est ainsi que nous avons reçu un courrier de la copropriété, nous interdisant formellement de faire sécher nos serviettes de plage sur notre balcon, cela « nuisant à l’image de la résidence de standing ». Nous avons également dû retirer nos brise-vue, qui ne sont pas conforment au règlement de ladite copropriété. Et nous n’avons plus le droit non plus de sortir notre parasol sur notre balcon, tout ça parce qu’une fois il s’est envolé (et que la dinde du balcon d’à côté nous a dénoncés).

 

2013-05-31-voisins

Pour rester dans le bain « mes voisins sont des cons », tu peux aller écouter ça ou lire ça.

Publicités

12 réflexions sur “Les voisins

  1. je compatis j’ai eu un dealer juste en dessous de mon appartement et lors de la perquisition ils se sont trompés d’appartement et sont donc venus chez moi !! Conclusion j’aime MA maison 🙂

    J'aime

  2. Ce n’est pas toujours évident de cohabiter en effet. Ici c’était plutôt calme mais nos nouveaux voisins du dessus sont sans cesse sur leur balcon à 10, enfants compris, et parlent fort. Lol mais c’est la rentrée ça va. Mon frère tout comme toi n’a jamais vraiment eu de bol avc les voisins, la il cherche à déménager d’ailleurs.

    J'aime

  3. Ya un truc qui me fait rire, c’est que soit tu es le voisin qui fait chier, soit tes voisins font chier 😉
    J’ai connu aussi, quoique j’ai eu aussi pas mal d appart où c’était ni l un ni l autre… juste calme, quoi 😉
    Enfin ya pas à dire, on est mieux en maison !

    J'aime

  4. Les chers voisins… sujet douloureux, en effet… !
    J’en fais les frais également.
    D’une part les fameuses personnes âgées (ici des femmes, des emmerdeuses, quoi ;-)), qui doivent s’ennuyer, et râlent pour n’importe quoi (faut voir le niveau… c’est déplorable).
    D’autre part, une famille qui n’a aucune éducation et aucun respect d’autrui, et qui gâche la tranquilité de ce quartier résidentiel, et ô combien calme lorsqu’ils ne sont pas là…
    Mais quand on vit en ville, il faut faire avec…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s